Les belges font bloc
Cette fois, les 58 pilotes du Belgian Dark Dog Tour sont entrés dans le vif du sujet !
Après la petite heure d’assistance autorisée entre 7H et 8H, les concurrents se sont élancés pour rejoindre, après une liaison d’une
trentaine de kilomètres sur les petites routes ardennaises, la première spéciale matinale à Winanplanche. Une épreuve d’environ 3 km, sans grande surprise d’ailleurs pour les pilotes de l’édition précédente qui avaient déjà eu l’occasion de s’y frotter.
« C’est une route qui est souvent empruntée pour des rallyes auto, avec un revêtement qui se dégrade de plus en plus compte tenu qu’il est rarement refait, commente Stéphane Grogna, Coordinateur Sportif du BDDT. On démarre par un beau petit tronçon en côte avec quelques petits virages assez spécifiques, une petite cuvette et après ça, on retombe sur une partie qui entoure le cimetière où l’on fait une grande épingle avant de repasser dans une grande portion avec du bel asphalte assez rapide et sinueux qui remonte dans les bois où l’on va chercher l’arrivée».
A l’arrivée justement... le belge Frédéric Fiorentino se fait déjà remarquer en décrochant une première position, avec plus de 2 secondes et demies d’avance sur Denis Bouan, et un peu plus de 4 secondes sur son compatriote Grégory Fastré. Frédéric Lejeune doit quant à lui se contenter d’une 4ème place, devant Olivier De Spa.
Une étape très spéciale
Sans transition, les concurrents ont ensuite rejoint Theux où s’enchaînait la deuxième Spéciale du matin, d’une distance d’environ 5 km et avec une particularité qui n’a pas manqué de surprendre agréablement l’ensemble des pilotes.
« C’est une toute nouvelle Spéciale avec un principe de boucle qui fait repasser deux fois sur une partie du tronçon, commente Stéphane Grogna. Cette particularité permet aux pilotes de savoir un peu mieux où mettre la roue dans le second tour. Elle est beaucoup plus propre car nous avons fait balayer la route compte tenu que les fermiers étaient venus épandre quelques jours avant. Juste un passage ou deux assez délicats avec une asphalte légèrement bosselée pouvant faire guidonner les pilotes. Sinon, elle est assez rapide, avec de grandes courbes laissant les entrées et les sorties assez visibles ».
Là encore, Fred Fiorentino conserve son avance mais cette fois, Frédéric Lejeune s’accroche et obtient une seconde place à 1’’52 du leader. Mais, à 2’’47, Denis Bouan n’est pas loin et l’écart entre les pilotes reste très serré. Très en forme, les deux pilotes Olivier De Spa et Grégory Fastré finissent également dans le top 5. A noter également la belle remontée de Philippe Rousselin qui termine 6ème de cette Spéciale.
La base chrono si redoutée
Epreuve particulièrement redoutée par les pilotes, la Base Chrono programmée dans l’après midi avait un accent typiquement belge... les organisateurs ayant décidé d’y apporter une petite nouveauté... histoire de corser l’histoire... ! « Une base chrono consiste à tenir une stricte moyenne fixée à 60 km/h entre un point de départ et un point d’arrivée inconnu des pilotes. Normalement, la prise de temps s’effectue au départ et à l’arrivée. Mais, pour cette manche, nous avons instauré une prise de temps intermédiaire, donc il faut vraiment que les concurrents tiennent cette régularité tout au long du parcours, précise Stéphane Grogna.
Une base chrono qui peut changer la donne... Et en voilà la preuve ! Aucun sans faute... et 4 pilotes... belges qui réussissent l’exploit d’un « 5 secondes », les deux Frédéric (Lejeune et Fiorentino) en tête. Pour leur part, les deux Philippe (Rousselin et Pinchedez) s’en tirent à bon compte avec respectivement 7 et 8 secondes de différence. Avec 11 secondes, Denis Bouan paye une petite addition qui, à l’issue des 3 épreuves du jour, le rétrograde à la troisième place du classement général provisoire tandis qu’en fin de matinée, il était encore second.
Classement provisoire avant la nuit
A l’issue de la journée, force est d’admettre que Frédéric Fiorentino (KTM) a dominé de bout en bout ce début de course et creuse légitimement un écart de près de 14 secondes sur Frédéric Lejeune (BMW), suivi en revanche de très près par Denis Bouan (Buell), à moins de 16 secondes du leader. Sans tambour, ni fanfare, Philippe Pinchedez (Ducati) réalise pourtant une belle 4ème place malgré un écart plus important de 40 petites secondes qui le séparent du premier, et talonné à moins d’une seconde par le belge Olivier De Spa (Triumph).
Saluons ce soir l’honorable performance du jeune Benjamin Colliaux (Kawasaki) qui se place en 8ème position. Quant à Grégory Fastré (Ducati) qui a brillé jusqu’en fin de matinée, la base chrono lui a été malheureusement fatale avec plus de 55 secondes qui le relèguent à la 14ème position de ce classement général provisoire.
Spéciale de nuit sur le circuit de karting de Spa : la danse de la pluie
La pluie peut être vraiment le problème de cette Spéciale sur le Circuit de Karting car en raison de la quantité de gomme laissée par les kartings sur une seule et unique trajectoire, dès qu’il pleut, ça devient une véritable patinoire, explique Stéphane Grogna. Donc, en cas de pluie, il faudra rouler hors trajectoire complète pour réussir à rester sur ses roues. Mais si la piste reste sèche, il y aura en revanche un grip extraordinaire et là les pilotes pourront prendre un pied magistral sur ce petit circuit !!!










